À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement 2026, les grands dirigeants de la planète se sont réunis à Samarcande (Ouzbékistan). C’est le moment choisi pour faire le bilan d’une alliance cruciale : le partenariat entre la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Leur mission ? Financer des projets concrets pour aider l’Afrique à résister au changement climatique.
C’est une règle d’or que l’on oublie trop souvent : on ne peut pas développer un pays si on détruit sa nature. Protéger l’environnement, c’est s’assurer que les populations aient de quoi manger, de l’eau propre à boire, une bonne santé et du travail.
Pour transformer cette idée en actions, la BAD et le FEM travaillent main dans la main depuis 2007. Et le bilan de leur alliance, publié dans leur dernier rapport, montre que de grandes choses ont été accomplies.
L’Afrique en première ligne face au réchauffement
Voici le grand paradoxe actuel : l’Afrique produit moins de 4 % des gaz à effet de serre mondiaux, c’est-à-dire presque rien par rapport aux pays super-industrialisés. Pourtant, c’est le continent qui souffre le plus du changement climatique. Sécheresses à répétition, inondations violentes, hausses des températures… la nature et les populations trinquent en premier.
Pour ne rien arranger, l’Afrique reçoit très peu d’argent international pour faire face à ces catastrophes. C’est là que le partenariat BAD-FEM intervient. Ensemble, ils ont réussi à transformer chaque dollar investi par le fonds mondial en 8 dollars supplémentaires grâce à d’autres partenaires. Au total, la Banque africaine a déjà dépassé son objectif en mobilisant 25,5 milliards de dollars pour le climat !
Des projets concrets qui changent des vies
Derrière ces chiffres astronomiques se cachent de vraies victoires sur le terrain pour les habitants. En voici trois exemples :
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De l’eau grâce au soleil en Mauritanie : Des systèmes d’eau potable alimentés par des panneaux solaires ont été installés. Résultat : un accès direct à l’eau pure pour les villages et de nouvelles opportunités de travail, surtout pour les femmes.
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Des écoles plus pleines en Gambie : En améliorant les installations d’eau et les sanitaires dans les villages, la santé publique s’est améliorée, permettant notamment aux jeunes filles d’aller plus régulièrement à l’école.
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De l’électricité propre pour des milliers de foyers : Un programme spécial a permis d’apporter de l’électricité à plus de 220 000 personnes tout en évitant de rejeter 184 000 tonnes de dans l’air.
En 2025, de nouveaux projets ont encore été validés pour aider l’agriculture, la pêche et lutter contre la pollution dans de nombreux pays comme le Bénin, le Burkina Faso ou la République démocratique du Congo.
Cap sur 2030 !
La réunion géante à Samarcande marque le début d’une nouvelle étape (baptisée FEM-9) qui va nous emmener jusqu’en 2030.
Les objectifs pour les prochaines années sont clairs : construire des bâtiments et des routes capables de résister aux tempêtes, convaincre les entreprises privées de mettre de l’argent dans l’écologie, et surtout, continuer à protéger les communautés les plus fragiles face au climat.
