Le passage dévastateur du typhon n°10 dans le sud de la Chine a provoqué un scénario digne d’un film d’angoisse. Dans la Région autonome Zhuang du Guangxi, des inondations massives ont détruit plusieurs élevages, libérant près de 900 reptiles dans la nature. Entre rumeurs de morsures en série et réalités écologiques, le village de Dengxu est plongé dans la stupeur.
- L’inondation de la terreur
Le réveil a été brutal pour les habitants du bourg de Yunbiao, dans la ville de Hengzhou. Le 7 juillet 2026, alors que les pluies torrentielles du typhon n°10 submergeaient la région, les digues de fortune de plusieurs exploitations locales ont cédé. Le bilan estimé donne le vertige : environ 900 serpents se sont volatilisés dans les eaux de crue.
Dans cette enclave du Guangxi, l’herpétoculture (l’élevage de serpents) est une institution. Des exploitations jalonnent le paysage, des dépressions de la vallée jusqu’aux zones montagneuses. Mais avec la montée subite des eaux, les structures situées en basse altitude n’ont pas résisté.
- Psychose sur les réseaux sociaux : info ou intox ?
Très vite, la panique s’est emparée du web chinois. Sur les plateformes numériques, des vidéos virales montrent des villageois armés de longues perches en bambou, tentant frénétiquement de repousser des reptiles infiltrés dans les habitations. Des messages alarmants affirment que des vagues de serpents, emportées vers les villages en aval, multiplient les morsures sur la population locale.

- Cobras en cavale : quel est le risque réel ?
La question qui brûle toutes les lèvres en aval est simple : ces serpents sont-ils dangereux ? La réponse est nuancée, mais appelle à la plus grande vigilance. Trois espèces majeures sont élevées dans le secteur :
Le Shūda (non venimeux)
Le Nanda (non venimeux)
Le Cobra (hautement venimeux)
La présence de cobras parmi les fugitifs justifie l’état d’alerte des autorités et la peur légitime des riverains.

- L’hypothèse d’une hécatombe naturelle
Si la menace est prise très au sérieux, les spécialistes et les éleveurs rappellent un fait biologique crucial : ces reptiles sont avant tout des espèces forestières et terrestres. Ils ne sont pas taillés pour survivre au milieu d’un déluge aquatique prolongé.
Si la décrue n’intervient pas rapidement, il est fort probable qu’une grande majorité de ces 900 évadés meurent noyés ou d’épuisement avant même d’atteindre les zones résidentielles. Pour l’heure, les équipes de secours et les experts herpétologiques restent déployés sur le terrain pour traquer les survivants et sécuriser les habitations. La course contre la montre, et contre le venin, est engagée.
