À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2026, un grand cri d’alarme — mais aussi un message d’espoir — a été lancé depuis les sommets de l’Afrique centrale. Maxime Nzita, l’un des grands dirigeants de la CEEAC (l’organisation qui regroupe les États de la région), prévient : face au changement climatique, aucun pays ne pourra s’en sortir tout seul. Il faut faire équipe d’urgence.

Quand on parle de l’environnement en Afrique centrale, on ne parle pas juste de paysages pour cartes postales. On parle du bassin du Congo, de ses rivières géantes, de ses terres agricoles et d’une biodiversité unique au monde.

Pour Maxime Nzita, le commissaire de la CEEAC en charge de l’Environnement, ce patrimoine est un véritable trésor qui donne tout aux habitants : de la nourriture, de la santé, de l’énergie et du travail. C’est simple : si ce cœur vert s’arrête de battre, c’est l’économie et la vie de millions de personnes qui s’effondrent.

Les menaces s’accumulent sur le « capital » de la région

Malheureusement, ce bouclier naturel est attaqué de tous les côtés. Parmi les grands coupables, on trouve :

  • Le changement climatique (qui dérègle les saisons).

  • La pollution.

  • La dégradation des terres (qui s’épuisent et deviennent infertiles).

  • L’exploitation sauvage et non durable des ressources.

Face à cette liste de problèmes, Maxime Nzita est catégorique : « Les réponses isolées ne suffisent plus. » Un nuage de pollution ou une sécheresse ne s’arrêtent pas aux frontières d’un pays. Il est donc devenu inutile que chaque État tente de réparer son coin de forêt dans son coin.

Le plan de la CEEAC : Solidarité et emplois verts

Pour contre-attaquer, l’organisation régionale veut mettre en place une stratégie collective et solidaire. Le but est de coordonner les forces des différents pays pour obtenir de vrais résultats sur le terrain :

  • Protéger les villes et les villages : Installer des systèmes pour résister aux inondations et aux sécheresses de plus en plus violentes.

  • Changer l’agriculture : Aider les agriculteurs à cultiver sans détruire les sols.

  • Miser sur la jeunesse et les femmes : Créer des « emplois verts », c’est-à-dire des métiers d’avenir qui permettent de gagner sa vie tout en réparant ou en protégeant la nature (recyclage, énergies renouvelables, écotourisme).

« L’environnement ne doit plus être vu comme un sujet à part. C’est le fondement même de notre sécurité alimentaire, de notre stabilité et de notre prospérité future. » — Maxime Nzita, Commissaire de la CEEAC.

Une responsabilité partagée

Pour finir, le dirigeant a rappelé que la protection de la nature n’est pas seulement l’affaire des présidents ou des ministres. C’est une mission qui concerne tout le monde : les gouvernements, les chefs de villages, les grandes entreprises privées et les citoyens.

L’objectif affiché pour 2026 est clair : faire de l’Afrique centrale une « région de solutions » capable de montrer l’exemple au reste du monde. Car protéger la nature aujourd’hui, c’est tout simplement s’assurer que les jeunes générations auront encore un avenir vivable demain.

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