Washington opère un virage stratégique majeur sur le continent africain. En ressuscitant le Millennium Challenge Corporation (MCC), l’administration Trump valide une nouvelle doctrine : chaque dollar d’aide versé doit directement servir les intérêts commerciaux et industriels des États-Unis. Illustration parfaite de ce changement de paradigme avec la signature d’un méga-contrat énergétique en Côte d’Ivoire.

⚡ Abidjan : Premier bénéficiaire de l’ère Trump

Officiellement relancée après avoir été annoncée mourante, l’agence américaine de financement d’infrastructures (MCC) a scellé à Washington un partenariat de grande envergure avec la Côte d’Ivoire.

Ce projet bénéficie d’une enveloppe globale de 322,5 millions de dollars :

  • 300 millions de dollars injectés sous forme de subvention par les États-Unis (la première de l’administration Trump).

  • 22,5 millions de dollars de contrepartie fournis par l’État ivoirien.

L’objectif de cet investissement est de moderniser en profondeur le réseau électrique ivoirien afin de consolider la position d’Abidjan comme le principal carrefour et exportateur d’électricité de la sous-région ouest-africaine.

🤝 La doctrine « Trade, not aid » : Le commerce plutôt que la charité

Ce financement ne relève en rien de la philanthropie pure. Il s’inscrit pleinement dans la nouvelle ligne directrice américaine pour l’Afrique : « Trade, not aid » (Le commerce, pas l’aide).

Si l’aide publique américaine a toujours été un levier d’influence diplomatique, le MCC — qui a investi plus de 10 milliards de dollars en Afrique depuis 2004 — assume désormais une posture purement transactionnelle. En fiabilisant le réseau électrique ivoirien, Washington sécurise et optimise les conditions opérationnelles des multinationales américaines fortement implantées dans le pays et la région, à l’instar du géant pétrolier ExxonMobil, du groupe agroalimentaire Seaboard ou du chocolatier Hershey’s.

💎 La course aux ressources : Après l’énergie, les mines congolaises

La modernisation du réseau électrique en Côte d’Ivoire n’est que la face émergée d’une offensive économique américaine beaucoup plus vaste, visant à contrer l’influence d’autres puissances globales (comme la Chine) sur le continent.

Quelques mois plus tôt, en décembre 2025, Washington avait déjà franchi une étape décisive en obtenant un accès grandement facilité aux mines de la République démocratique du Congo (RDC). En fléchant prioritairement ses capitaux vers l’énergie et l’extraction minière, les États-Unis s’assurent un positionnement clé sur les ressources critiques indispensables aux industries de demain, tout en ouvrant de nouveaux marchés lucratifs pour leurs propres entreprises.

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