C’est une victoire cruciale pour l’avenir de la planète et de l’Afrique centrale. Vendredi 19 juin 2026, après quatre jours de débats intenses, les pays de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) ont posé les premières pierres d’un projet géant : la création d’un marché régional du carbone.
Pour comprendre l’enjeu, il faut imaginer les arbres du Bassin du Congo comme de super-héros de la nature. Ils aspirent le CO2 (le gaz responsable du réchauffement climatique) et nettoient l’atmosphère. L’idée de ce forum ? Réussir à faire payer les pays ou les entreprises les plus pollueurs pour protéger ces forêts. C’est ce qu’on appelle la finance carbone.
Une alliance historique pour protéger la nature
Réunies pour l’occasion, les grandes institutions (comme l’ONU, via le PNUD) ont rappelé que face au changement climatique, l’union fait la force.
Pendant quatre jours, les experts ont planché sur une stratégie commune pour que tous les pays de la région parlent d’une seule voix. Adama Bocar Soko, l’un des responsables du PNUD, a salué « une étape importante » pour enfin valoriser financièrement les services que rendent ces forêts à l’humanité entière.
Le plan d’action : créer les métiers verts de demain
Pour que ce marché fonctionne et que l’argent serve vraiment à financer des projets écologiques (via ce qu’ils appellent le « Fonds Bleu »), les participants ont adopté une feuille de route très concrète :
- Créer de nouveaux métiers : Former les jeunes de la région aux « métiers verts » pour qu’ils deviennent les experts du climat de demain.
- Mieux étudier la forêt : Compter précisément le carbone stocké par les arbres, mais aussi par les tourbières(des zones humides qui sont de véritables éponges à pollution).
- Mettre des règles communes : Harmoniser les lois entre les différents pays pour éviter la triche.
- Utiliser la technologie : Le forum a validé un partenariat avec Silvera, une agence high-tech qui va aider, grâce au numérique, à mesurer l’empreinte carbone de la région.
Objectif atteint et félicitations
Pour Arlette Soudan-Nonault, la ministre congolaise de l’Environnement et grande organisatrice de l’événement, le bilan est excellent. Elle a applaudi des discussions « constructives et professionnelles » qui vont permettre de construire un système solide, juste et transparent.La ministre a également pris le temps de remercier chaleureusement les journalistes présents, rappelant que pour sauver la planète, il faut d’abord que le public comprenne et voie ce qui se passe sur le terrain.
Par Barthel Pandzou
