Accra (Ghana). Face à la réduction de l’aide internationale et à des marges budgétaires de plus en plus limitées, les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre entendent accélérer la transformation de leurs systèmes de santé. Réunis à Accra lors d’une rencontre de haut niveau, gouvernements, partenaires au développement, secteur privé et société civile ont lancé une nouvelle dynamique visant à renforcer les investissements dans la santé, la nutrition et la résilience.
L’événement a rassemblé des ministres, de hauts responsables gouvernementaux, des professionnels de santé, des représentants d’institutions internationales, des acteurs du secteur privé et des organisations de la société civile autour d’un objectif commun : définir les conditions d’un financement plus durable des politiques de santé dans un contexte marqué par la baisse progressive des financements extérieurs.
Les participants ont souligné que les défis sanitaires auxquels fait face la région – qu’il s’agisse des maladies transmissibles, des maladies non transmissibles, de la santé maternelle et infantile ou encore de la préparation aux urgences sanitaires – exigent des réponses coordonnées et des mécanismes de financement innovants.
Au cœur des discussions figurait la nécessité de construire une vision commune permettant aux pays de préserver les acquis réalisés ces dernières années tout en renforçant la résilience de leurs systèmes de santé.
Les intervenants ont notamment plaidé pour une mobilisation accrue des ressources nationales, un meilleur ciblage des investissements publics et une implication plus importante du secteur privé dans le financement et la fourniture des services de santé.
Pour les participants, la santé ne peut plus être considérée comme une simple dépense publique, mais comme un investissement stratégique en faveur du développement économique et social. Ils ont insisté sur le fait que l’amélioration des systèmes de santé, de la nutrition et de la protection des populations les plus vulnérables constitue un facteur déterminant de croissance, de stabilité et de productivité.
La rencontre d’Accra a également mis en évidence l’importance du renforcement des partenariats entre États, institutions financières, bailleurs de fonds, entreprises et organisations de la société civile afin d’accélérer la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités de la région.
Au terme des échanges, les participants ont appelé à transformer les engagements politiques en actions concrètes, en misant sur une coopération renforcée, des financements plus durables et une participation accrue du secteur privé.
Dans un contexte où les ressources extérieures se contractent progressivement, l’Afrique de l’Ouest et du Centre entend désormais construire des systèmes de santé plus autonomes, capables de répondre durablement aux besoins des populations tout en résistant aux crises sanitaires et économiques futures.
