la capitale mongole Oulan-Bator deviendra le centre névralgique de la diplomatie climatique mondialedu 17 au 28 août 2026. Face à l’urgence planétaire de la dégradation des sols et des sécheresses à répétition, la COP17 de l’UNCCD, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, se fixe une mission colosale, celle de passer des discours aux actes concrets.
Le constat est d’une brutalité saisissante. Aujourd’hui, jusqu’à 40 % des terres émergées de notre planète sont dégradées, plongeant directement plus de 3,2 milliards d’êtres humains dans la précarité. Loin d’être un simple enjeu écologique abstrait, le déclin des sols est devenu une menace existentielle majeure qui frappe la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, la biodiversité et la stabilité géopolitique mondiale.
À l’approche de ce rendez-vous historique sous l’égide de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD/UNCCD), la ministre des Affaires étrangères de Mongolie et Présidente désignée de la COP17, Battsetseg Batmunkh, tire la sonnette d’alarme :

« Nous nous réunissons à un moment crucial pour le multilatéralisme et pour l’agenda mondial relatif aux terres. La dégradation des sols n’est pas une préoccupation environnementale lointaine, mais un défi aux conséquences humaines, économiques et géopolitiques directes. »
1,8 milliard d’humains menacés par la soif
Parmi les urgences au cœur des débats, la sécheresse s’impose comme l’un des fléaux les plus dévastateurs. Elle affecte déjà directement 1,8 milliard de personnes à travers le monde, frappant de plein fouet les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. Dans un contexte international souvent sous tension, la Mongolie entend faire de cette conférence un catalyseur de confiance et de coopération globale. L’objectif d’Oulan-Bator est de prouver que le multilatéralisme peut encore produire des résultats tangibles et mesurables sur le terrain.
Les 4 piliers de la feuille de route de la COP17 :
- Inclusivité et transparence : Donner une voix égale aux pays arides et aux communautés locales les plus impactées.
- Ancrage scientifique : Baser chaque décision et stratégie sur des données scientifiques rigoureuses.
- Financements et partenariats : Mobiliser les investissements nécessaires pour soutenir la restauration durable des terres.
- Résilience face à la sécheresse : Déployer des modes de gestion adaptés aux réalités environnementales locales.
Réduire l’écart entre ambition et action
Pour la présidence mongole, la COP17 ne doit pas se résumer à une suite de déclarations d’intentions. L’enjeu fondamental sera de réduire le fossé béant qui sépare les ambitions internationales des actions concrètes.

« Notre tâche commune consiste non seulement à prendre conscience de l’ampleur des défis, mais aussi à réduire l’écart entre ambition et action », insiste Battsetseg Batmunkh, appelant à un sursaut collectif de détermination et d’humilité.
En accueillant les délégations du monde entier sur ses terres steppiques d’Asie centrale, la Mongolie lance un appel vibrant à la convergence des efforts.
