L’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC) vient de publier son très attendu rapport périodique « État des Forêts (EdF) ». Rompant avec les éditions classiques, ce cru 2025 choisit un angle stratégique et crucial : évaluer la mise en œuvre réelle des grandes conventions internationales sur l’environnement et les forêts au sein des pays de l’espace COMIFAC.
🎯 Un virage thématique majeur après dix ans
Après une édition 2022 centrée sur l’inventaire des ressources et les modes de gestion des écosystèmes, l’OFAC — organe technique de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) — change de braquet.
Ce rapport 2025 constitue la deuxième édition thématique de l’histoire de l’institution, dix ans après celle de 2015 qui avait été consacrée au changement climatique lors de la COP21 à Paris. L’objectif actuel est clair : mesurer l’écart entre les signatures de traités internationaux et leur impact concret sur le terrain en Afrique centrale.
🔎 13 régimes juridiques passés au microscope
Le rapport analyse en détail 13 traités et accords internationaux, plus ou moins contraignants, pour en évaluer l’effectivité (sont-ils appliqués ?) et l’efficacité (protègent-ils vraiment l’environnement ?).
Pour faciliter la lecture et l’analyse, ces 13 instruments juridiques ont été structurés en quatre grands piliers :
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Les piliers de Rio (4 chapitres) : Analyse des grandes conventions mondiales issues du Sommet de la Terre (Climat, Biodiversité, Désertification).
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Le commerce de la biodiversité (3 chapitres) : Focus sur les outils régulant les flux marchands de ressources naturelles (comme la CITES).
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L’intégration sous-régionale (3 chapitres) : Évaluation des instruments propres, initiés directement par les pays d’Afrique centrale.
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Droits humains et culture (3 chapitres) : Analyse des traités liant la préservation des forêts aux droits des populations autochtones et au patrimoine culturel.
🛠️ De l’analyse aux solutions : Vers une efficacité renforcée
Loin de se contenter d’un simple constat théorique, l’ouvrage se veut un outil d’aide à la décision. Un chapitre transversal et final propose une vue synoptique globale de la gouvernance environnementale dans le bassin du Congo.
À travers ce bilan, les auteurs formulent une série de recommandations concrètes et stratégiques destinées aux gouvernements, aux partenaires financiers et aux ONG. Ces pistes visent à lever les goulots d’étranglement qui freinent l’application des lois internationales, afin que le deuxième poumon vert de la planète bénéficie d’une protection juridique à la hauteur de ses enjeux climatiques mondiaux.
Information pratique : L’intégralité de ce rapport et son résumé détaillé sont d’ores et déjà consultables et téléchargeables en libre accès sur le site officiel de l’OFAC.
